Un Français sur trois souffre de phobies... En tête de liste,les animaux. En été, il y a bien sûr les guêpes, terreurs des pique-niques, mais bien d'autres bestioles nous effrayent. Souvent à tort.
Voici une Sélection de ces terribles « bêtes » qui nous causent le plus de frayeurs...
La Souris
Petites bêtes inoffensives et parfois même animaux de compagnie, les souris provoquent fréquemment une peur incontrôlée chez certains. Son cousin le rat est un véritable indicateur social. Il apparaît pour annoncer le risque d'une catastrophe ou dun dérèglement de la société. Malgré leur mauvaise réputation, les souris ont toujours eu le bon rôle. Dans les dessins animés, ce sont des personnages sympathiques et attendrissants comme Mickey ou Jerry.
Le serpent
Dès l'enfance, on nous apprend que le serpent a favorisé le péché originel. Sa réputation et son aspect froid et lisse en font un animal peu apprécié. Mais les espèces que l'on rencontre en France sont en général peu dangereuses pour l'homme, qu'elles craignent plus qu'autre chose. Le serpent est l'un des rares animaux à pouvoir tuer, tout en offrant l'antidote. Il joue d'autre part un rôle important dans l'équilibre biologique de la nature : la vipère, par exemple, régule la population des rongeurs dans les cultures.
Le scorpion
La bestiole au venin mortel suscite souvent une profonde répulsion ou une étonnante fascination: un scorpion peut être beau (le Pandinus imperator est d'un bleu fluorescent et se trouve surtout en Amérique du Sud). Le scorpion n'attaque jamais spontanément. Même s'il est classé parmi les animaux dangereux, les espèces du sud de la France injectent une dose de venin trop faible pour être mortelle. Le danger réside dans les valises qui peuvent contenir des scorpions beaucoup plus gros et redoutables (ceux d'Afrique du Nord).
L'araignée
Son aspect repoussant et sa vitesse ; mettent l'araignée en tête de liste de nos phobies. On se méfie des plus grosses qui sont souvent inoffensives, alors que les petites peuvent être mortelles pour l'homme. Certaines ont même réalisé leur rêve... faire du cinéma à Hollywood. La plus célèbre s'appelle Belinda, elle a joué dans les films «Indiana Jones et le temple maudit » et «James Bond contre Dr No ». Cette araignée fut notamment choisie pour sa gentillesse, sa patience et sa docilité.
La chauve-souris
Lorsque l'homme vous a classé dans la famille des vampires, il est difficile pour un petit volatile d'échapper à la malédiction. Il faut aller très loin (Amérique tropicale) pour trouver ces suceurs de sang... d'animaux, mais en petite quantité (l'équivalent de leur poids: 60 g) et d'une manière indolore. Seules trois espèces sont reconnues pour boire du sang. Dans nos régions, elles ne s'attaquent qu'aux insectes et nous rendent donc bien service.
La guêpe
Minuscule, la guêpe est pourtant l'un des plus redoutables représentants du règne animal. Chaque année, elle tue en France près de 20 personnes, essentiellement au cours du seul mois d'août. La guêpe est d'abord mortelle pour les personnes allergiques, mais pas seulement. Les piqûres au cou ou sur la langue provoquent des oedèmes gênant la respiration. Mais les spécialistes insistent également sur son aspect utile. Chaque guêpe détruit environ 1000 mouches et 1000 chenilles au cours de sa brève vie.
Quelle calamité, elle doit être malade Laveuse beige
On m'a dit que sa peau cache une infirmité Laveuse bleue
Peut-être la pelade
Laveuse blanche
Regardez cette allure On ne peut distinguer ses mains de sa figure
Laveuse rose
Avec ces poils partout
Ça me fait grand dégoût Laveuse violette
Elle n'aura guère de chance de rencontrer le prince Laveuse beige
Avant de l'embrasser, il faudra qu'il la rince Laveuse bleue
De la tête aux talons sa peau doit être rance
Paysan à la fourche à trois dents
La Vieille m'a dit sur l'heure : « il faut que tu me ranges L'écurie, les communs, les étables et la grange » Paysanne au sceau
Sais-tu en quel honneur ? Paysan à la fourche à trois dents
Et comment le saurais-je ? Paysanne au sceau
Le prince, cher seigneur, viendra nous voir dimanche
Paysan à la fourche à trois dents
Comme sa majesté, il aime la propreté Paysanne au sceau
Ce n'est pas comme celle-ci ! Paysan à la fourche à trois dents
Ah, c'est la dégoûtante ! Paysanne au sceau
Déguerpissons bien vite Paysan à la fourche à trois dents
Elle empeste d'ici Paysanne au sceau
On dit qu'elle est méchante
Paysan à la scelle
Tu devrais te cacher
si le prince te vois Il pourrait se fâcher
exiger ton renvoi Paysan à la fourche à deux dents
Tu n'auras pas le droit
d'assister à la fête Car les soldats du roi
Croyant voir une bête Pourraient bien te tuer
Peau d’âne
Je prendrai peu de place Et puis je me tairai
Mais je veux voir le prince au moment où il passe Après je m'en irai... Paysan à la scelle
Voir son prince, cul-cendron ! Paysan à la fourche à deux dents
Tout le monde fuira voyant ce laideron.
Paysan au balais
Comment t'appelles-tu, très noble courtisane ? Peau d’âne
Je travaille à la ferme, on m'appelle Peau d'âne Paysan au balais
Est-ce ta peau qui pue ? Paysan au râteau
Je crois que c'est son corps Paysan au balais
Je n'ai jamais rien vu d'aussi laid jusqu'alors
Peau d’âne Suis-je vraiment coupable ? Quel crime ai-je commis ? Je n'ai pas mérité cette vie misérable. Si un prince charmant ne vient pas m'enlever Je fais ici serment que j'irai le trouver Moi-même
« Ces petits bouts d’identité fonctionnent comme des gènes : ils composent l'ADN numérique d'un individu » Frédéric Cavazza
Réputation et identité numérique
Par la réputation on aborde le problème plus global de l’identité numérique, un concept dont les enjeux sont synthétisés dans cet extrait d’un billet de Margarita Pérez-Garcia, chercheuse en sciences de l’éducation, spécialiste des portfolios numériques :
Dans la situation actuelle, chaque personne a une représentation numérique au travers de données dispersées dans des centaines de bases de données auxquelles elle n’a pas accès ; on pourrait parler d’identité numérique éclatée, non maîtrisée par la personne
Les personnes n’ont pas encore pris conscience de la réalité de cette identité numérique éclatée et de la nécessité de prendre en main cette représentation
Les personnes qui ont pris conscience de la nécessité de prendre en main leur représentation sont submergées par la diversité des modèles informationnels et technologiques existants
Enfin, les personnes qui souhaitent construire leur représentation numérique doivent fournir un effort trop important eu égard des bénéfices obtenus : l’identité personnelle semble ne servir à rien et n’est reconnue par personnes
La réputation est une facette de votre identité en ligne mais c’est une facette difficile à maîtriser car, par définition, elle ne dépend pas totalement de vous. Tout au plus pouvez vous, par votre sérieux, votre application, votre assiduité essayer de l’orienter de manière positive, mais ce n’est pas une science exacte.
A partir du moment où vous vous exposez par vos écrits vous êtes soumis aux aléas intrinsèques à toute forme de communication : déformations de vos propos, citations sorties de leur contexte, prises de position sujettes à débat...
Autant d’éléments pouvant servir à instrumentaliser une attaque de votre réputation. Bien sûr il ne faut pas tomber dans la paranoïa et certains sujets traités sont évidemment plus sensibles que d’autres, mais il faut rester conscient qu’un media qui aplatit les discours comme le web, en vous donnant la parole au même titre que l’éditorialiste d’un grand journal, a son revers. Comme ce dernier, vous êtes dorénavant un personnage public susceptible d’attaques personnelles et, pourquoi pas, de campagnes de dénigrement.
C’est peut-être ce dont on a pas encore pris conscience dans le phénomène blog ou, plus encore, dans celui du journalisme citoyen pratiqué par OhMyNews ou Agoravox. Bien sûr chaque bloggeur est juridiquement responsable de ses écrits en ligne et on a pu s’en rendre compte avec l’arrestation des bloggeurs encourageant les émeutiers des banlieues.
Pourtant le risque principal pour la réputation est sans doute dans cette capacité de nuisance d’un individu ou d’une communauté dont vous seriez devenu la cible. Même si je ne crois pas cette situation courante sur le web d’aujourd’hui, je souhaite pointer du doigt cette dérive rendue paradoxalement possible par ce moyen de libre expression qu’est le web. La réputation est aussi longue à construire qu’elle est fragile.
Extraits de l'article original de Christophe Deschamps - Blogs.zdnet.fr
Votre identité numérique est constituée de l'ensemble des informations que vous semez en surfant sur le web
Pour résumer il s'agit des sites sur lesquels vous naviguez, ce que vous achetez, ce que vous dites (dans les forums, les blogs), ce que les autres disent de vous, ce que vous partagez en ligne (vidéos, bookmarks, photos...)... Bref ! Tout ce qui permet d'en savoir un peu plus sur vous.
En 15 minutes Dick Hardt vous présente le concept "d'Identity 2.0" lors de l'OSCON 2005 - Open Source Convention
Has been, les blogs ! Le cabinet Gartner a estimé qu’en mi-2007 serait atteint le pic du nombre de blogueurs dans le monde. En 2010, selon la petite enquête-fiction de Magne et Viard, la décrue serait telle qu’il serait plus ringard de tenir un blog que de posséder une collection de pin’s.
Pschiit, le jour où la blogosphère s'est dégonflée
Le Minifilm sympathique de Magne et Viard. En 2010, les blogs sont plus ringards que les pin's!
Il ne s'agit bien sûr que d'une fiction comique, mais en aucun cas d'une anticipation sérieuse sur l'avenir des blogs résultant d'une analyse éclairée... Il est certes vrai que le phénomène des blogs en 2010 ne sera plus comparable à ce qu'il est en 2007, mais de là à parier sur leur disparition ?
Le blog n'est ni plus ni moins qu'une page web dynamique à l'administration facile et intuitive. Le Blog est juste un outil de communication éventuellement appelé à évoluer avec la technologie. Mais le besoin et la finalité à la base restent les mêmes.
De plus en plus d'entreprises utilisent les blogs comme un véritable outil de marketing permettant d'établir un dialogue en temps réel avec leur clientèle, de "tâter" ainsi en permanence l'opinion et par conséquent de pouvoir réagir très rapidement si nécessaire. A l'heure actuelle aucun autre outil (tous canaux confondus) ne me semble offrir autant de possibilités dans ce domaine, ce qui explique son succès croissant !
La Mauvaise Réputation de Georges Brassens Paroles et Musique: Georges Brassens
Au village, sans prétention, J'ai mauvaise réputation. Qu'je m'démène ou qu'je reste coi Je pass' pour un je-ne-sais-quoi! Je ne fait pourtant de tort à personne En suivant mon chemin de petit bonhomme. Mais les brav's gens n'aiment pas que L'on suive une autre route qu'eux, Non les brav's gens n'aiment pas que L'on suive une autre route qu'eux, Tout le monde médit de moi, Sauf les muets, ça va de soi.
Le jour du Quatorze Juillet Je reste dans mon lit douillet. La musique qui marche au pas, Cela ne me regarde pas. Je ne fais pourtant de tort à personne, En n'écoutant pas le clairon qui sonne. Mais les brav's gens n'aiment pas que L'on suive une autre route qu'eux, Non les brav's gens n'aiment pas que L'on suive une autre route qu'eux, Tout le monde me montre du doigt Sauf les manchots, ça va de soi.
Quand j'croise un voleur malchanceux, Poursuivi par un cul-terreux; J'lance la patte et pourquoi le taire, Le cul-terreux s'retrouv' par terre Je ne fait pourtant de tort à personne, En laissant courir les voleurs de pommes. Mais les brav's gens n'aiment pas que L'on suive une autre route qu'eux, Non les brav's gens n'aiment pas que L'on suive une autre route qu'eux, Tout le monde se rue sur moi, Sauf les culs-de-jatte, ça va de soi.
Pas besoin d'être Jérémie, Pour d'viner l'sort qui m'est promis, S'ils trouv'nt une corde à leur goût, Ils me la passeront au cou, Je ne fait pourtant de tort à personne, En suivant les ch'mins qui n'mènent pas à Rome, Mais les brav's gens n'aiment pas que L'on suive une autre route qu'eux, Non les brav's gens n'aiment pas que L'on suive une autre route qu'eux, Tout l'mond' viendra me voir pendu, Sauf les aveugles, bien entendu.
Autres interprètes: Sinsemilia - La mauvaise réputation
Après quelques déboires et une cure de désintoxication, la belle brindille n'avait pas l'intention de s'assagir. Au contraire ! Ce qui n'empêche pas les plus grandes marques de se l'arracher.
Mais enfin, qu'est-ce qu'elle lui trouve à ce type ? La question hante l'entourage de Kate Moss depuis que la plus sulfureuse des top models s'affiche de nouveau avec Pete Doherty, le très destroy chanteur des Babyshambles.
Il y a tout juste un an, le Daily Mirror avait publié des photos de miss Moss surprise en train d'aligner des rails de cocaïne dans le studio où son boyfriend enregistrait avec le groupe. Plusieurs vertueuses maisons chics cessèrent alors toute collaboration avec la " brindille désormais surnommée Cocaïne Kate " par les tabloïds. Laissant son titubant poète maudit collectionner les arrestations pour troubles à l'ordre public et détention de coke, diamorphine ou crack, la môme Moss prit la direction de l'Arizona pour suivre une cure de désintoxication. La rupture semblait consommée.
Or, le 25 septembre, à peine Pete l'ébouriffé avait-il quitté la clinique spécialisée que la justice londonienne lui avait imposée comme alternative à l'emprisonnement que les tourtereaux s'envolaient vers Dublin pour un concert des Babyshambles. Insensible au souvenir des couples maudits du rock (Keith Richards et Anita Pallenberg, Kurt Cobain et Courtney Love) qui plane au-dessus de leurs retrouvailles, Kate Moss considère que Pete, sorte de Jim Morrison au petit pied, est l'homme de sa vie. Certifié « clean analyses d'urine à l'appui, Doherty, 27 ans, envisagerait même d'épouser son mannequin qui, du reste, s'est très bien remise de l'épisode de septembre 2005. Depuis cette affaire, en effet, on s'arrache l'icône anglaise.
Aujourd'hui, Kate Moss est sous contrat avec pas moins de quatorze marques dont Burberry, Calvin Klein, Louis Vuitton, Nikon, Virgin Mobile, Versace, Rimmel (qui, pourtant, l'avaient un temps rayée des cadres) et, comme on s'en serait douté, la marque de lingerie Agent provocateur. Fin septembre, elle est aussi devenue créatrice de collections chez Topshop, une marque pour teenagers. Pour 2006, ses revenus sont estimés autour de 15 millions d'euros. Un montant cinq fois plus élevé, au bas mot, que l'année précédente.
Mannequin caméléon à la beauté inclassable, Kate Moss incarne la transgression tranquille et triomphante. A 32 ans, un âge où d'autres top models font de la publicité pour les mêmes voitures que Guy Roux, elle continue d'éclipser ses rivales sans se conformer à la norme. Du haut de ses dix-sept ans d'ancienneté professionnelle et de son mètre soixante-dix (tout juste le minimum réglementaire), la gamine de Croydon se pose en star du muet – ses déclarations sont rarissimes – et n'a que faire de la discipline de fer de sa profession.
Fêtarde assumée, elle se trémousse sur scène avec son cher Pete, se couche tard et sait lever le coude. Pourtant, admet le Daily Mirror, « elle a toujours l'air aussi fraîche que Blanche Neige au réveil Bref, ceux qui voyaient en Kate Moss une star déchue se sont un peu trop avancés. Il faut croire que cette fashionista un peu punk sur les bords est irremplaçable.
Serge Gainsbourg est né le 2 avril 1928, sous le nom de Lucien Ginsburg. Ses parents sont originaires de Russie qu'ils ont fuit en 1917 à cause de la guerre civile.
La seconde guerre mondiale est pour eux un passage difficile, juifs, ils doivent porter l'étoile jaune et sont obligés de se cacher. Après la guerre son père reprend son activité de pianiste, il joue le soir et donne des cours à son fils.
Gainsbourg est doué pour la musique mais l'amour de l'art le pousse à rentrer dans une école où il apprend la peinture. Il n'arrive pas à percer le milieu, c'est pour lui un échec...Dès lors, il va consacrer son temps à la musique et commence à jouer du piano dans les bars.
C'est en 1958 qu'il va prendre son nom de scène Serge Gainsbourg. Cette année là il se révèle au public avec "le poinçonneur des lilas". Dès lors les chanteurs se bousculent pour chanter ses chansons: Dalida, Marianne Faithfull...
En 1968, il compose Bonnie and Clyde qui sera interprété par Brigitte Bardot. En 1969, il rencontre Jane Birkin, ils sortent "Je t'aime moi non plus", un énorme scandale, qui ne fera qu'alimenter la "mauvaise réputation" de Serge Gainsbourg. Il est alors au sommet de sa carrière.
En 1971, il entreprend un travail de pure poésie musical et rythmique avec l'album Melody Nelson consacré exclusivement à Jane. Précurseur, innovant, perfectionniste, son art transcende toutes les générations. En 1979, il se met au reggae, et joue avec le gratin de Kingston.
Dans les années 80' Gainsbourg devient Gainsbarre, il révèle une face encore plus écorchée, boit de plus en plus, il se détruit. Jane le quitte, il continue à composer et à chanter mais son personnage de plus en plus sombre suscite la controverse. En 1990, les abus d'alcool et de cigarette aidant, il rejoint "le fumeur de Havane"...
Serge Gainsbourg est l'un des auteurs-compositeurs les plus fertiles de son époque, touchant à tous les styles musicaux, mais aussi au cinéma et à la littérature. Il est l'auteur de plusieurs films et vidéo-clips et de plus de 40 bandes sonores de films. Enfin il s'est créé l'image d'un poète maudit et provocateur.
Les boîtes de nuit, les beuveries, le noctambulisme, la décrépitude physique... De plus en plus, « Gainsbarre » succédera à Gainsbourg avec quelques apparitions télévisées plus ou moins alcoolisées.
Peu à peu, Serge Gainsbourg forge sa légende de poète maudit mal rasé et ivre qui lui vaut tantôt l'admiration tantôt le dégoût. Au bout de 10 ans Jane Birkin n'en peut plus et le quitte.
En mai 1973 par exemple, Serge Gainsbourg est victime d'une crise cardiaque. Il continue pourtant de boire et de fumer, fidèle au personnage qu'il est en train de devenir.
Avec Rock around the bunker il pousse l'autodérision (il avait du se cacher des lois antijuives de l'Occupation) et la provocation à son comble : il tourne en dérision, au second degré, l'esthétique et la verroterie nazies. L'album, enregistré à Londres, est radicalement rejeté par les programmateurs de radio qui ne voient dans cette farce à la Boris Vian qu'une provocation scandaleuse avec des titres comme Nazi rock ou Tata teutonne. Pourtant, à la fin de la décennie 1980, cet album sera couvert de disques d'or.
L'une des frasques de Gainsbarre les plus fameuses est celle du "I want to fuck you" adressé à Withney Houtson sur le plateau du désarmé Michel Drucker.
Gainsbarre passe à la provocation gestuelle, saute le pas et brûle un billet de 500 francs le 11 Mars 1984 afin d'expliquer ce que lui pompe les impôts devant les yeux hagards du présentateur et des téléspectateurs de l'émission "7 sur 7". Indignation des médias, indignation des témoins oculaires derrière leur petit écran...Le geste fait grand bruit mais il "remet" ca en brulant à nouveau deux billets de 500 devant les étudiants de Nancy en Mai 1985 on cri au scandale.
En Juin de la même année il est vedette principale du "Jeu de la Vérité" présentée par Sabatier, en direct, Serge libelle un chèque de cent mille francs à l'ordre de Médecins sans frontières en réponse à la question du présentateur lui demandant pourquoi il n'a pas participer à la chanson humanitaire en faveur de l'Ethiopie il explique la perte de sa mère et signe le fameux chèque !
A "Apostrophes" de Bernard pivot, il est entouré de Maxime Le Forestier, Louis Chédid et Guy Béart et s'amuse à railler les trois représentants de la bonne chanson française, en particulier Béart. C'est le fameux débat où l'on voit Gainsbourg affirmer que la chanson n'est qu'un Art mineur, ce qui offusque Guy Béart. Gainsbourg le traite "gentiment" de "Blaireau" Béart continue (inconscient ?) à lutter. Gainsbarre s'en donne à coeur joie ! Gainsbarre entretient son personnage et son mythe à la perfection et dupe son public par son côté hilare !
"Eh ouais, c'est moi Gainsbarre, on me trouve au hasard des night clubs américains c'est bonnard !"
Sa reprise reggae de "La Marseillaise" est le détonateur de son personnage provoc' "Gainsbarre" : il a décidé de monter au Starting Block et inquiet de "raser" son public Gainsbarre -pas rasé- s'efforce de récupérer une "clientèle" d'ados. Ce qu'il fait avec brio ! Il récupère donc les petit(e)s pisseux (ses) au détriment de sa perte de santé (il fume de plus en plus) et de celle de son entité réelle.
Il reçoit des menaces le 4 Janvier 1979 car il prévoit de chanter l'hymne patriote à Strasbourg, qu'importe il le chante a capella poing levé devant un parterre de Bérets Rouges qui grincent des dents. Le pari est lancé et gagné par avance.
La Provoc chez Gainsbourg fut peut-être une manière d'exorciser sa timidité et d'aller jusqu'au bout de son personnage - Gainsbarre - quitte à s'autodétruire pour la plus grande peine de ceux qui l'aimaient ...
Parmi les adeptes du mouvement gothique, certains sortent les crocs et se prennent pour des vampires. Rencontre...
Les Lillebonnais l'ont forcément remarqué. Depuis quelques mois, un homme d'une quarantaine d'années se promène dans les rues de Lillebonne, une canne à la main, une chevelure noire corbeau, habillé d'une redingote et d'une chemise à jabot. Sans oublier les crocs. C'est un vampire! Éric Neuhausen se veut « vampirologue » et « sangs emplois ». Il consacre une grande partie de sa vie au mouvement gothique.
Il préfère les ténèbres
Une révélation qui remonte à un quart de siècle. Sa mère, accidentée se retrouve handicapée. Le jeune homme, impuissant se retourne vers la spiritualité, l'occulte. D'abord la magie noire, la sorcellerie,- « J'étais jeune, on a cherché à me protéger me tirer de là en me proposant de me plonger dans la Bible »
Eric Neuhausen décortique donc le livre saint pendant des années. Il n'est pas convaincu. «Suivre la lumière n'était pas pour moi, la meilleure des choses. Je crois en Dieu mais il m'a déçu, il ne sait que nous demander de nous plier. » Dénonçant les préceptes de l'Eglise, il lui préfère les ténèbres. «Je revenais donc à mes premières amours. »
Cette fois, c'est décidé, Eric Neuhausen sera gothique. Le fruit d'une démarche remontant à l'adolescence au cours de laquelle il aura appris à aller au fond des choses, s'immergeant totalement de la culture qu'il souhait découvrir ou adopter. Il l'a fait pour l'époque médiévale japonaise, la conquête de l'ouest américain ou encore les Vikings.
Ses recherches sur les ancêtres normands lui ont d'ailleurs permis de travailler pendant un an dans le parc « Trace viking » à Bolleville, aujourd'hui fermé. Il vivait sur le site, sous le nom d'Éric Einar, venu des lointaines plaines de Russie. Il trouve dans le mouvement gothique une liberté de penser, d'agir. « Surtout une ouverture d'esprit loin du carcan de notre société judéo-chrétienne. » Une sorte d'anarchie spirituelle.
Le vampire est romantique
II a donc choisi le personnage du vampire. « Le vampire est à la recherche de l'amour. Il sait être un grand romantique et est prêt à souffrir. Le vampire, comme tous les gothiques, doit faire preuve d'éducation, de savoir-vivre. Chez-nous, la femme est réellement l'égal de l'homme. »
Grand séducteur, le vampire apporte beaucoup d'intérêt à sa tenue. « Sans décoder ma démarche, beaucoup de gens m'ont déjà fait des compliments sur mon costume, à la fois moderne et inspirée de l'époque victorienne. »
Ces idées, il veut les rappeler aux jeunes gothiques s'habillant de noir et portant un pentacle (talisman à cinq branches), sans forcément comprendre. « On n'est pas gothique simplement en portant un costume. Il y a tout un travail. Mais attention, je veux les mettre en garde. Beaucoup tombent dans là dépression perpétuelle, dans l'utilisation de produits illicites ou s'amusent stupidement à profaner des cimetières. »
Pour cela, il a créé une « famille » à l'image des clans de vampires américains. Ils se donnent régulièrement rendez-vous au bar de l'Alliance. Aux abords de la vallée du Commerce, ils sont déjà six...